Les vins Chevalier Bayard

Un vieux château, un nouveau vin … les deux passions de mon ami Yves Jean …

A l’origine, le château de Bayard était une maison forte situé à Poncharra (Isère) au lieu dit « Bayard ». En régime féodal, le château était la demeure du Seigneur. Pierre Terrail premier du nom, dit « Le Vieux », arrière grand-père de l’illustre chevalier « sans peur et sans reproche », était le vice-châtelain du Seigneur d’Avallon.

Pierre Terrail entreprit dès 1404 la construction de sa demeure, située au lieu dit Bayart à Pontcharra. Même s’il ne s’agissait que d’une maison forte l’édifice qu’il fit élever était pourtant loin d’être négligeable: des illustrations du XIX siècle montrent une demeure protégée par quatre tours rondes, élevées sur trois niveaux de fenêtres à meneaux.

La terrasse donne sur la vallée du Grésivaudan et sa merveilleuse vue, s’ouvrant sur de vastes territoires : les montagnes du Jura, celles du Vercors, du massif de Belledonne, de Chartreuse.

Le fils de Pierre Terrail, Pierre II, prit le titre de Seigneur de Bayard. Dès lors, la maison forte prit officiellement l’appellation de château.

A la mort de Pierre II Terrail en 1465 à Montlhéry, c’est son fils Aymon (1420-1496) qui prit le titre de Seigneur de Bayard et occupa le château. Comme son père et son grand-père, il consacra une bonne partie de sa vie à combattre pour le compte du Roi de France. Le château revint ensuite à Pierre III Terrail, son fils, le célèbre chevalier Bayard. Il est sans doute né et a passé son enfance dans le château et l’occupa lorsqu’il n’était pas en campagne, et notamment lorsqu’il fut nommé Lieutenant-Général du Dauphiné et qu’il administra la province. Après la mort du chevalier, le château passa aux mains de son frère Georges, puis dans celles de la fille de Georges, Françoise, épouse Copier. Elle n’eut pas d’enfant et vendit château et titres en 1559 à un d’Avançon, marié à une fille Alleman. De cette famille, les droits passèrent par mariage aux Simiane de Gordes (1581), puis aux Simiane de la Coste (1677), seigneurs de Montbives et, enfin, aux Noinville (1735).

Louis-Alphonse de Noinville, émigré sous la Révolution française, fut le dernier seigneur de Bayard. Ses biens furent saisis et vendus en 1795. Le château était en ruines depuis longtemps (probablement depuis Françoise Copier). Ses pierres servirent même de matériau de construction pour les habitations des alentours, malgré les protestations de quelques érudits dauphinois.

En 1865, le curé de Grignon, Jean-Baptiste Bertrand, s’y aménage une demeure pour sa retraite en réparant au mieux une partie de la bâtisse, avec l’aide du propriétaire légal.

Aujourd’hui

Le château Bayard n’était que ruines après la Révolution. Restauré à partir de 1890, toujours dans le domaine privé, il abrite depuis 1975 dans deux de ses salles un musée exposant l’histoire du héros.Au logis seigneurial flanqué de 4 tours s’ajoutait un bâtiment d’habitation de trois étages dont il en reste deux, occupés actuellement par le musée. La château subit des dommages lors des guerres de religion et des guerres de frontières delphino-savoyardes, puis du fait de son abandon à la Révolution.

Le château de Bayard a été classé monument historique le 28 janvier 1915.

Le château est actuellement la propriété d’Yves Jean, passionné de vin, qui a su trouver un jeune et talentueux vigneron : Jean Michel Reymond : 4 ans d’étude viticulture œnologique, obtention d’un bac pro, reprise de l’exploitation familiale il est le neveu du bien connu des amateurs d’abymes Pierre Boniface. Jean Michel obtint, d’ailleurs avec ce cépage de blanc de Savoie une médaille d’or au concours de Paris en 2008.

Bayard, « le Chevalier qui a du bon vin « possédait, déjà, à l’époque 5 ha de vigne.

Yves Jean a replanté en 2006 1 ha de vigne (1/3 en blanc, 2/3 en rouge).

Des cépages adaptés au climat, été très chaud, automne froid, monté en sucre rapide (13.5°pour le blanc et 12.5° le rouge).

Persan pour le rouge, cépage historique de la région des Alpes, longtemps oublié le Persan revient, très adapté au climat. Ce 2009 a bénéficié de la meilleur météo possible, doté d’une belle acidité, d’un bel équilibre c’est un vin de garde ! Un rouge fruité, épicé, poivré, adapté à la cuisine Dauphinoise (gratin, champignons …)

Malvoisie pour le blanc, variété de pinot gris venant de méditerranée ou, de suisse sur les bords du Léman. Ici, le blanc Chevalier Bayard est volontairement vinifié avec 5g de sucre résiduel, ce qui lui donne plus de rondeur, une belle adaptation à la gastronomie !

La production est d’environ 8000 bouteilles par an. La culture est raisonnée, rang engazonné, programmation informatique des traitements.

A travers l’étiquette vous pouvez apercevoir le blason de Bayard ou figure une chimère. Adage « ma chimère m’est chère »

Début d’une histoire d’un jeune vigneron (jean Michel Reymond) et du propriétaire du Château Bayard (Monsieur Yves Jean) passionné de vin …a suivre.

yj.vignoble@chevalierbayard.com

Dégustez ces vins à l’Auberge Napoléon de Grenoble,

au chalet restaurant de l’Altiport à l’Alpes d’Huez.

Frédéric Caby www.auberge-napoleon.fr

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